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Le village de Kolobo
Situation géographique
Le village de Kolobo est situé au sud du pays, dans la zone soudanienne et connaît donc un climat très humide pendant la saison des pluies.
Le village est construit à proximité des rives du fleuve Logone dont les eaux sont utilisées pour l'irrigation et la pêche.
La préfecture du Mayo-Kébbi est Bongor située à 65 Km au Nord de Kolobo. Plus au sud se trouve Laî, préfecture du Tandjilé et Moundou, capitale économique du pays. L'axe entre N'Djaména et Moundou qui traverse Kolobo est progressivement goudronné (en 2002, le goudron s'arrête à Kélo). Depuis 2000, toute la route entre Kolobo et la capitale est goudronnée, ce qui facilite grandement l'accès au village surtout en saison des pluies.
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L'organisation du village et ses habitants
La Langue
Situé au nord du pays Sara, le village occupe la frontière de deux importantes zones linguistiques. En plus de la langue locale (le Kolobo) sont aujourd'hui parlés le français (50% de la population) et l'Arabe du Tchad (les deux langues officielles).
Les origines
On n'est pas très sûr de l'origine du nom Kolobo qui voudrait dire " lieu de pêche ". En effet, une fois par an, certains Kim (l'ethnie des Kolobo) se rassemblaient sur le site du village tous les ans vers le mois de mars pour une grande pêche. Finalement un petit village s'est constitué du nom de Kolobo. Il était situé sur une petite butte juste à côté du fleuve Logone et était fortifié. Au début des années 1980, après quelques vagues d'immigration (des familles de Kim), et l'accroissement naturel de la population, le village devint trop étroit et les Kolobo décidèrent de déménager de l'autre côté de la rive du fleuve, sur une plaine, près de la piste rejoignant Bongor et Moundou. Le problème est que le nouveau site n'est pas sur une bute et que le village est susceptible de se trouver sous les eaux du Logone en crue tous les ans entre mi-août et septembre. Une digue tout autour du village de Kolobo fut érigée pour contrer les eaux en crue. La digue est à entretenir tous les ans, ce qui n'est pas toujours fait correctement d'après certains témoignages.
La population
La chefferie se transmet de père en fils. Le chef légitime du village est Balaam FACHO, professeur à l'université des sciences de N'Djaména. Comme il est absent du village, il a délégué ses fonctions de chef du village autonome de Kolobo à son cousin.
Le village se compose de 7 quartiers. Ils correspondent à des clans ou des familles qui se sont progressivement installées à Kolobo. Les deux plus grandes familles du village sont les Kommonda et les Bongor. Les autres quartiers sont des plus petites familles et certains regroupent des familles encore plus petites. Dans les quartiers, l'autorité est représentée par les chefs de quartiers.
Le centre de Kolobo est le quartier Kommonda, là où se trouve la concession du chef. Il y a aussi le moulin et la décortiqueuse qui fonctionnent tous les jours (dès qu'il y a plus de deux clients), le magasin du village où peut être stocké le matériel commun ou les redevances du périmètre irrigué. Entre le moulin et le magasin se trouve le marché. Tous les jours, des femmes de Kolobo viennent vendre quelques produits de saison. Le samedi, le marché est plus grand car des commerçants des villages voisins se déplacent.
La population de Kolobo compte entre 1500 et 2000 habitants. On trouve principalement des Kim, mais on peut voir aussi quelques musulmans qui sont les commerçants et quelques Peuls, qui commercent un peu ou gardent les troupeaux en transhumance.
La religion
La grande majorité des villageois sont chrétiens protestants. Il existe deux communautés protestantes : l'ACT majoritaire à 75 % et l'EET, minoritaire à 20 %. Les 5 % restants sont la communauté catholique qui comprend moins de 10 fidèles et la communauté musulmane qui compte quelques familles uniquement.
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